Le Québec, une histoire de famille | Le premier réseau social consacré à la généalogie au Québec!

Famille de la semaine

Morin

Retour à la capsule

Généalogie

Généalogie des Morin



MORIN

 

Le patronyme Morin ou Maurin vient du nom Maury issu du latin Maurinus, dérivé de Maurus qui désigne un individu à la peau brune. On peut aussi envisager une personne originaire du village de Maury ou d’une localité du nom de Le Morin existant dans plusieurs régions de France. Il ne faut pas associer le nom Marin à celui de Morin.

 

Au Québec, en 1800, le patronyme Morin arrivait au 5e rang avec 2 096 fréquences. Aujourd’hui, les Morin se classent au 7e rang avec 37 700 individus. En France, les Morin occupent le 42e rang avec 44 580 porteurs du patronyme que l’on retrouve surtout en Anjou, en Bretagne et au Poitou. En Nouvelle-Angleterre, les Morin se déclinent aujourd’hui en diverses variantes telles que Maurrin, Marron et Murray.

 

Au moins 28 pionniers et pionnières introduisent le nom de Morin en Nouvelle-France. De ce nombre, seize se marieront au Canada au cours du Régime français et dix assureront la pérennité du patronyme. Parmi les plus importants, citons :

 

  • Jean-Baptiste Morin de Dinan en Bretagne, marié avec Marie Dupré à Contrecœur en 1757
  • Noël Morin de Brie-Comte-Robert en Île-de-France, marié avec Hélène Desportes à Québec en 1640.
  • Pierre Morin dit Boucher, de Normandie, marié avec Marie-Madeleine Martin en Acadie vers 1661.
  • Pierre Morin de Saint-Étienne-de-Brillouet en Vendée, marié avec Catherine Lemesle à Québec en 1672.
  • Pierre Morin de Plaine-Haute en Bretagne, marié avec Madeleine Lespinay à Beauport en 1694 et Robert Morin de France, marié avec Françoise Mignier à Québec vers 1690.

 

La souche la plus prolifique semble être celle de Pierre Morin dit Boucher, suivie de Noël Morin qui a laissé une importante descendance au pays, parmi laquelle figure l’homme politique Claude Morin et la comédienne Joëlle Morin.

 

Le pionnier acadien Pierre Morin

Selon les recherches de Jacques-Yvan Morin, Pierre Morin serait né à Granville en Normandie vers 1635 de l’union de Jacques Morin et Noémie Lejeune. Ses parents se seraient mariés à Saint-Nicolas de Granville le 23 août 1629.

 

Pierre Morin arrive en Acadie peu avant 1650, alors âgé de 14 ou 15 ans, et prend le nom de Pierre Morin dit Boucher. Il épouse en Acadie, vers 1661, Marie-Madeleine Martin, née vers 1637 à Saint-Germain-de-Bourgueil, fille de Pierre Martin et de Catherine Vigneau. Douze enfants naissent de cette union entre 1662 et 1686.

 

Après avoir résidé à Port-Royal, Pierre Morin dit Boucher s’établit comme agriculteur à Beaubassin vers 1680 où il est présent au recensement de 1686. Vers 1688, Pierre Morin et sa famille quittent l’Acadie après l’arrivée des Anglais pour s’établir à Québec après avoir séjourné à Ristigouche.

 

Pierre Morin décède en 1690. Il s’est peut-être noyé dans la Baie des Chaleur, son acte de sépulture n’ayant pas été enregistré. La famille Morin poursuit son exil vers Mont-Louis et la Rivière-du-Sud. Marie-Madeleine Martin décède à Québec le 16 septembre 1714 à l’âge de 75 ans.

 

Pierre Morin, fils

 

Parmi les enfants de Pierre Morin et Marie-Madeleine Martin, Pierre, l’aîné, né vers 1662 à Port-Royal, épouse Françoise Chiasson à Beaubassin en 1682. Pierre, fils, suit ses parents vers la Baie-des-Chaleurs. Après avoir séjourné à Gaspé, Mont-Louis et Québec, il se fixe à Saint-François de la Rivière-du-Sud vers 1697. Il décède dans cette paroisse le 15 avril 1741. Il est l’ancêtre d’Augustin-Norbert Morin et de Jacques-Yvan Morin. 

 

Augustin-Norbert Morin

Ce journaliste, avocat, juge et homme politique voit le jour le 13 octobre 1803 à St-Michel (de Bellechasse). Fils aîné (de 11 enfants) du cultivateur Augustin Morin et de Marie-Anne Cottin dit Duval, il épousera Adèle Raymond en 1843. Pour payer ses études, il écrit pour le journal Le Canadien avant d’entreprendre une formation en droit avec le patriote Denis-Benjamin Viger. Il fondera l’influente publication La Minerve en novembre 1826, mais sera contrait de la vendre à Ludger Duvernay, faute de bénéfices.

 

Le 26 octobre 1830, Morin devient député de Bellechasse. En 1834, celui qu’on considère comme la plume du Parti patriote rédige les 92 résolutions de Louis-Joseph Papineau dénonçant l’abus de pouvoir des autorités britanniques dans la colonie. Arrêté le 28 octobre 1839, dans la foulée des insurrections de 1837-38, il demeure peu de temps en prison. Nommé juge puis réélu comme député, il fondera les paroisses de Val-Morin, Morin-Heights et Ste-Adèle (du nom de son épouse) puis sera aussi des fondateurs de l’Université Laval, où on le nommera doyen de la faculté de droit. Augustin-Norbert Morin meurt à Ste-Adèle, le 27 juillet 1865.

 

Jacques-Yvan Morin

 

Né à Québec en 1931, Jacques-Yvan Morin étudie le droit dans les prestigieuses universités de Cambridge et de Harvard. Admis au barreau en 1953, il choisit finalement l’enseignement plutôt que la pratique. De 1958 à 1973, il sera professeur de droit international et constitutionnel à l’Université de Montréal. Il signera aussi plusieurs ouvrages et articles. Fondateur de la Revue de droit (Law journal) de l’Université McGill, il sera aussi directeur-adjoint de l’Annuaire canadien de droit international de 1963 à 1973. Il fait le saut en politique au sein du Parti Québécois et devient député de Sauvé en 1971. Chef de l’Opposition en 1973, il devient vice-premier ministre après la victoire du PQ en 1976. Tour à tour ministre de l’Éducation, du Développement culturel et scientifique puis des Affaires intergouvernementales, il demeure au Parlement jusqu’en 1984 puis retourne à l’enseignement et à l’écriture. Grand officier de l’Ordre national du Québec, son implication en faveur des droits fondamentaux lui a notamment valu le prix Droits et libertés en 2000.

 

Recherche : Marcel Fournier

 

 

Sources bibliographiques sommaires

 

Base de données personnelle de Marcel Fournier sur les pionniers de la Nouvelle-France

Base de données du Programme de recherche en démographie historique de l’Université de Montréal (PRDH)

Base de données du Fichier Origine

Base de données notariales Parchemin

Base de données d’Ancestry.ca

Base de données de BMS 2000

Dictionnaire biographique du Canada

La Mémoire du Québec de 1534 à nos jours de Jean Cournoyer

Les noms de famille au Québec de Louis Duchesne

L’annuaire des citoyens du Québec

Institut généalogique Drouin

L’odyssée des Morin par Jacques-Yvan-Morin, 2005

Association des Morin d’Amérique

 

 

 

 

 

Commentaires

2

Vous devez être connecté pour inscrire un commentaire.

Connectez-vous
  • Jean-Louis Morin

    Il y a 2 ans

    Le patronyme Morin vient d'un peuple celtique de la Gaule Belgique, les Morini, comme les désignait César. Ils remontent au VIème siècle av. J.-C. Je vous invite à consulter, à cet effet, un livre intitulé ''Les chroniques de la Morinie. Des Morins d'hier aux Morin d'aujourd'hui'' disponible à la Société généalogique canadienne-française, ou encore à la Société d'histoire et de généalogie de l'Ile-Jésus. Ou chez l'auteur à l'adresse jean.louis.morin@sympatico.ca

  • Jacynthe Morin

    Il y a 5 ans

    Bonjour je recherche la famille de Jacques Morin et Michèle Dion se sont mariés à St-Jacques de Bas-Ange Evêché de Poitiers Poitou. Merci
    jacynthemorin@hotmail.com